Mashenka

Salome à Pleyel

Bon, je vais encore passer pour une méchante vipère, mais tant pis, allons-y:

Je suis loin de connaître par coeur toute la musique classique (heureusement ;), et je découvrais avant hier soir donc, cet opéra de Richard Strauss.

La musique et le texte (d'Oscar Wilde) sont magnifiques, pas un seul instant d'ennui, de magnifique ambiances sonores, bien maîtrisées par l'Orchestre Philarmonique de Strasbourg,  lui même dirigé correctement par Marc Albrecht.

On a entendu de très bons ténors (ce qui est bien rare): Chris Meritt, tennait le rôle d'Hérodiade superbement, et dans le rôle de Narraboth, j'aurais aimé entendre plus longtemps Wookyung Kim, qui a une voix et une technique magnifiques.

Les rôles mineurs étaient bien choisis, et bien interprêtés.

Mais alors, me direz-vous, tout va bien ?

Non, non, et re-non !!! Figurez vous que Janice Baird, qui interprétait le rôle titre m'a beaucoup contrariée.

Non, la fille idiote, à moitié nue, qui passe son temps à jouer avec son étole (on voit mes seins= séduisante / on voit plus mes seins= triste, dramatique), en interprétant le rôle au premier degré (ce qui donne un truc digne des feux de l'amour), synchrone avec les surtitres en plus (ça fait fille du journal tv pour les sourds)... tout ça avec un vibrato au 1/2 ton, et en chantant même pas juste, je dis qu'il faut que ça cesse.

Quand à Hérodiade (Anja Silja), je ne sais pas ce qu'il faut en penser: sa voix est assez proche de celle de sa "fille dramatique", tout aussi criarde, mais cela colle avec son rôle, que je trouvais au demeurant plutôt bien interprêté.

Et comme Janice Baird remplaçait Nina Stemme, dont je ne connais pas le timbre, la relation entre les voix prévue initialement était peut être très bien pensée.

En résumé, je suis préssée de découvrir un bon enregistrement de Salome, dont j'ai adoré la partition, et je suis ravie d'avoir découvert les deux ténors susnommés; j'ai quand même eu souvent envie de partir (et mon amoureux aussi), car la soprano a de loooongues parties de solo, qui étaient parfois franchement pénibles.

Le public a applaudi à tout rompre la dernière note à peine jouée, j'en ai donc déduit qui'il avait adoré...... ;)

aucun commentaire - aucun rétrolien

La malle de Maman

MalleC'est fini, la maison dans la montagne; on l'avait depuis 1992 (donc, le siècle dernier ;), et là, ben il faut la rendre, le propriétaire veut la récupérer, cette bicoque où j'ai vécu plein , plein de choses, rencontré de vrais amis, fait des tas de ballades, de ski, de baignades, de bêtises d'ado... Enfin, je ne suis pas là pour m'épancher, mais pour vous raconter une histoire: l'histoire de la malle de Maman.

Maman, c'est une personne qui aime les jolies choses, entre-autres, les jolis vêtements, et quand elle était jeune, et qu'elle ganait ses premiers sous, elle aimait bien les dépenser en achetant de magnifiques habits, originaux en plus.

Puis, maman a continué sa petite vie, rencontré Papa-le-super-cuistot, eu ses deux beaux enfants, et changé un peu de morphologie; mais elle a gardé ses beaux habits de jeunesse dans une malle, dans le grenier des "Prières" (le nom du village).

Une fois, étant ado, j'ai eu droit à quelques pièces sorties de la malle: un joli t-shirt Fiorucci et une superbe salopette crème en fin velours côtelé, évasée à partir du genou qui m'allait parfaitement... mais je n'avais pas fini de grandir, et elle est devenue trop petite. Ces découvertes avaient éveillé ma curiosité quand au contenu de cette malle, dans laquelle je n'avais pas le droit de farfouiller.

Et là, lors de ces quelques jours,Mother a ouvert sa malle,initialement pour me trouver un petit t-shirt noir qu'elle voulait me donner;puis elle m'a proposé de jeter un coup d'oeuil, et j'ai pu voir ses merveilles, les essayer, les emprunter. Je suis pourvue en habits pour un bout de temps: à moi les jupes taille haute qui font unejolie silhouette, les vestes colorées, les robes vintage à souhait, le petit tailleur cacharel, et j'en passe...En plus d'être beau, tout ça est original, en beau tissu, de belles couleurs, bref... le bonheur à voir et à porter ! Par contre impossible de renter dans les pantalons: Ma mère est plus petite que moi, et quelle taille de guêpe elle devait avoir...

J'ai aussi pu me régaler de l'histoire de pas mal de ces vêtements, et j'ai même eu le bonheur de retrouver dans la poche d'une veste, en y plongeant naturellement ma main lors de l'essayage, deux tickets déchirés de l'Action Lafayette, évocateurs d'une période dont mes parents mon souvent parlé: l'époque où, l'un et l'autre (avant de se connaître) hantaient les salles de cinéma parisiennes, à l'affût de nouvelles merveilles du 7ème art.... C'était un beau moment.

Ah, quand au t-shirt noir, on ne l'a pas trouvé ;)

2 commentaires - aucun rétrolien

C'est reparti !!

Noty Note  Bon, je crois que c'est reparti !! Après une petite déconvenue idiote, de (beaucoup trop) petites vacances, et un retour pas vraiment dans la joie, je crois que là, ça-y-est, ça va rouler !!!

Teuf teuf teuf, en route pour la dernière ligne droite, embarquement immédiat, le voyage durera jusqu'au 30 juin dans le meilleur des cas, et sinon, les vacances arriveront plus tôt.

C'est le problème, quand on veut faire un métier artistique: faut s'accrocher, encore et toujours s'accrocher; de toutes façons, il y aura toujours quelqu'un à qui ça plaît pas, ce qu'on fait; toujours quelqu'un pour démolir notre baraque, quelqu'un à qui ça suffit pas; mais en regardant bien autour de nous, y'en a d'autres qui aiment, d'autres qui encouragent.

 On les oublie plus facilement que les autres, et il faut pas. Ces personnes sont précieuses, il faut prendre soin d'elles, leur demander leur avis, souvent, discuter après les prestations, échanger.

Puis améliorer, penser, se remettre à bosser même si parfois c'est dur, et surtout ne pas oublier que ce que l'on aime, c'est l'art, c'est la musique dans mon cas , ce n'est pas une suite de notes sans âme que l'on file les unes après les autres pour impressionner son voisin, son jury, son public.

On a choisi; j'ai choisi cette discipline où je me mets toute nue devant les gens, où je leur offre mes sentiments et ma sensibilité; c'est peut être pour cela que parfois, un petit refus peut engendrer des torrents de larmes amères, de violents découragements. Mais il faut savoir continuer.

Là, maintenant, je suis heureuse. Parce que je continue.

4 commentaires - aucun rétrolien

Courtes vacances

Holidays Voilà, je pars demain à la montagne, jusquà lundi. Je suis si épuisée, ces petites vacances vont me faire le plus grand bien, et me permettre de réattaquer les concours et les examens avec un moral d'acier, malgré une récente déconvenue.

Peu importe qu'il fasse beau ou non, je me reposerai, et je verrai mes amis; évidemment, il faudra aussi que j'en profite pour apprendre le texte de la pièce de théâtre que je jouerai en juin avec mon groupe de cours, et que je potasse quelques partitions, mais rien de rébarbatif....

Donc voilà, c'est parti, je vous dis à plus tard pour de nouvelles aventures ;)

1 commentaire - aucun rétrolien

Coup de syphon

Serrurire Y'a des jours comme ça: comme tous les matins, j'ai eu du mal à me lever (à y réfléchir, non: j'ai eu PLUS de mal à me lever encore !!), je me suis préparée en pilotage automatique, et, sur le point de partir, comme tous les matins en voulant fermer le verrou du haut... je me suis fait avoir.

Ce verrou se tourne dans l'autre sens:  rien de très sorcier, et je ne pense pas avoir un esprit si cartésien que ça, tolérons un peu de fantaisie dans nos objets quotidiens, que diable... N'empêche, ça me fait râler pendant tout le temps ou je descends les escaliers, c'est à dire 5 étages.

Enfin, ce matin, le pilotage automatique a duré jusqu'à mon arrivée au boulot, où j'ai lu mes mail, mis des nouveaux trucs sur mon netvibes, puis j'ai pensé à écrire un post sur cette p***** de serrure, et je me suis demandé comment l'illustrer, sachant que trouver là, ici une jolie photo de serrure, ben c'est pas facile.

Ne reculant devant rien, je me suis dit "tiens, je vais la dessiner sur paint"; vous voyez le résultat magnifique; moi je suis pliée de rire de dessiner une serrure qui rigole sur fond rose sur l'ordi du boulot, et ça me donne envie de faire plein de dessins sur paint, comme quand j'étais petite. Je pourrais aussi mettre des dessins paint de mon petit-grand-frère, il en fait de très jolis (tu voudrais bien m'en faire, frérot ?).

Pour fêter mon oeuvre d'art, j'ai bu un café, et là je suis toute nerveuse-de-café; ça me met dans un état pas possible le café, pas vous ? Si j'en bois un après 15h, impossible de dormir la nuit suivante, pareil pour le thé, c'est drôle. Enfin, là, je crois que j'avais besoin de sortir de cet état léthargique dû aux petites 5h30 de sommeil auxquelles j'ai eu droit cette nuit: c'est que j'ai des trucs à faire, moi cet aprèm...

Allez, vivement le week-end ;)

aucun commentaire - aucun rétrolien

L'allegro, il penseroso ed il moderato

HaendelHier, alors que je m'apprêtais à rentrer dans ma maison, mon amoureux m'appelle et me dit que d'après  l'un de ses amis fin musicien, l'opéra de Hendel qui se joue au Palais Garnier vaut le détour, et que l'on pourrait essayer d'avoir des places de dernière-minute-réduction-étudiant, c'est à dire, comme au Châtelet, des places à 25 euros (au lieu de 130 ce soir là), très bien placé.

La musique était magnifique, parfaite: je n'ai rien à critiquer (et croyez-moi, c'est rare), les solistes, tous des merveilles de technique et de musicalité, d'expression, et de compréhension du texte; William Christie, au top de sa forme, tout à fait dans son élément, en finesse et en modernité; l'orchestre des Arts Florissants, un bonheur: de magnifiques cuivres, qui jouent juste (très difficile avec les instruments "naturels" de l'époque), un très beau (et sûrement fastidieux) travail; quand au choeur des Arts Florissants, superbe lui aussi, composé de très jolies voix, de gens très musiciens, à l'écoute de autres chanteurs... Bref, une musique par-fai-te.

Quand à la chorégraphie de Robyn Orlin, interprétée par les étoiles et le corps de ballet de l'opéra de Paris, hum, comment dire, comment vous faire comprendre ce massacre sans passer pour une vieille chouette qui ne souhaite voir que des spectacles gentillets en costume d'époque ?

D'abord, c'est très inspiré de beaucoup de choses déjà faites: le fond bleu pour images de synthèse a déjà été fait, pour un opéra dans lequel chantait Bartoli, mais dont j'ai oublié le nom; le principe de l'écran qui prend la partie supérieure de la scène, et qui montre des images réagissant au texte, ainsi qu'à la chorégraphie qui se passe en dessous a déjà été fait, et mille fois mieux par Peter Sellars (et sûrement par d'autres aussi), notamment dans "El Nino" de John Adams, qui d'ailleurs faisait aussi intervenir des danseurs.

Quand au début, aux ballades des doigts sur les corps filmés par l'un des danseurs , d'abord en coulisses, pui devant le public sur scène, je crois que l'on peut appeler ça du pur Decouflé.

Les costumes et les idées ne sont pas foncièrement moches, mais ça ne colle pas du tout avec cet opéra: à lire les critiques, il s'agit d'un accord parfait, et d'un travail chorégraphique génial, je ne trouve pas du tout: pour moi, c'est écouter de la musique magnifique en regardant des cafards jouer dans un évier: c'est marrant 5 minutes, mais ça ne tient pas du tout la durée.

 Ces gens passent leur temps à s'habiller et se deshabiller sur scène , avec des chiffons colorés, parfois en se traînant par terre, ce qui rend l'exercice plus difficile, ou en se mettant en tas les uns sur les autres. j'ai eu vraiment du mal à réprimer mon fou rire, quand j'ai vu le danseur étoile déguisé en grande folle scotcher au gaffer rouge les jambes de la soprano en train de chanter un air magnifique: le tableau était si ridicule, quel gâchis !!

Bon, c'est pas si grave, hein, c'est juste idiot d'aller voir un opéra, et de passer son temps à fermer les yeux pour mieux apprécier la musique...

Ah, une dernière chose, que j'ai trouvée super pour finir: le choeur déguisé en "public" et disséminé dans les premiers rangs: superbe: étant au 3ème rang, je me trouvais derrière un baryton, et à côté d'une soprano, pas loin de deux bons ténors  (allez, j'aurais aimé un ou une alto dans les parages, mais ce n'est pas grave) et c'est une sensation superbe, même si j'ai l'habitude de chanter en choeur, cela n'a rien à voir, c'est reposant et plaisant...

2 commentaires - aucun rétrolien

Aux Champs Elysées

Glup's Après avoir fait mon devoir de citoyenne dimanche dernier, et me doutant qu'il allait certainement me falloir une consolation solide dans la soirée, je décidai d'aller errer sur cette avenue, que j'ai fréquenté assidûment à différentes périodes de ma vie, et pour diverses raisons: collégienne, parce que l'endroit où j'allais chanter l'après-midi (ah, la joie des horaires aménagés du collège au bac... je vous en reparlerai) était à côté; puis ado parce qu'avec mes copines, on allait tous les week end faire les boutiques sans argent et essayer des centaines de vernis à ongles plus fous les uns que les autres devant les méchants vigiles de chez Séphora.Maintenant j'y vais moins, on ne peut pas dire que c'est l'un des endroits les plus agréables de la capitale, tout de même... Mais en ce dimanche bizarre, c'est là que j'ai échoué.

Je me suis d'abord dirigé vers ce lieu de pélerinage qu'est le magasin Glup's (attention, je ne vénère que celui des Champs); je suis une grande amatrice de bonbons: il faut que je les connaisse tous, alors dès que j'en vois un que je ne connais pas, je l'achèteet je le goûte. Comme je n'avais pas mis les pieds dans ce temple de la saccharose depuis ma période "collégienne", j'ai été prise de frénésie, et j'ai acheté pour 15 euros de cochonneries diverses, de consistances plus douteuses les unes que les autres. Je n'ai pas encore décidé si c'était bio ou non de manger des bonbecs, alors dans le doute... pourquoi se priver ?

Ne me sentant pas coupable pour deux sous, je continue ma descente de la grande avenue, en engloutissant l'un de mes récents achats: des graines de tournesol enrobées de chocolat, façon M&M's, un délice.

Je m'arrête chez Séphora: je veux un fard à paupières Urban Decay bleu profond pour me faire un oeuil spécial smoky: on m'a toujours dit que les fards bleus ne vont pas aux yeux bleus, moi je trouve que si.

Voilà la couleur de l'objet qui occupait mes pensées:Fard Urban Decay.

 

Puis, histoire de ne pas être venue pour rien, j'ai cherché un mascara pour après mon inimitable de Chanel, dont je pense qu'il est super, mais décidément trop cher pour sa durée de vie, et les quelques petits défauts qu'il a: c'est chez MAC que j'ai trouvé mon futur, pas encore testé, je vous dirai.

Et voilà, vous connaissez la suite de la funeste journée; je n'ai eu le temps d'entamer mon butin qu'hier soir en regardant plein d'épisodes de Desperate Housewife à la suite avec mon amoureux, en avalant des tas de bonbons, avec chacun un chat sur les genoux, num num !!

aucun commentaire - aucun rétrolien

Innocents à quatre pattes

Plume et Biscuit En voilà deux qui n'ont pas de souci à se faire. Je m'étais juré de ne pas parler politique sur mon blog, mais je ne peux pas m'empêcher de dire que je suis dégoûtée, voilà, c'est tout, on passe à autre chose, pas de grand discours, pas de discussions interminables et stériles.

Changeons de sujet donc, et voilà des nouvelles de mes deux boules de poils, qui continuent à grandir tant et plus: chacun prend ses marques, ses habitudes: Biscuit adore passer son temps dans l'évier de la cuisine, de préférence quand on vient de faire couler de l'eau: il ne boit plus qu'en léchant le fond de l'évier comme une bête assoiffée qui n'aurait pas un bol d'eau propre et fraîche à sa disposition toute la journée, et devrait se contenter des rares gouttes de rosée déposées sur les cactus du désert, c'est drôle.

Biscuit, il est un peu long à la détente, il est tout doux, dort dans des positions abracadabrantes, se met dans des situations pas du tout digne du grand félin qu'il est: c'est le marginal-romantique.

Quand à Plume, c'est  la dame-pipi de la maison: dès que l'on nettoie la litière, ou qu'on en fait un peu bouger le sable, ou que l'on sort la balayette pour ramasser le gravier qu'ils éparpillent en grattant, il arrive ventre à terre, et se met à jouer avec l'ustensile qu'on utilise (pelle ou balayette, avec un gros penchant pour la balayette, à laquelle il gratte le ventre comme si il s'agissait d'un autre chat).

Plume aime beaucoup le jouets, perticulièrement les petites bouteilles de sérum physiologique que j'utilise pour nettoyer le nez de Biscuit: un fois vides, c'est son jouet favori... Et je me suis rendue compte hier en déplaçant le plaid en polaire qu'il s'est appropriée qu'il cachait son butin dans les plis de la couverture, la canaille: j'y ai trouvé une bouteille de sérum phy, de la ficelle, un carton de rouleau de pq qu'il a dû récupérer du sac à tri écolo... bref, une caverne d'Ali Baba Chat.

Maintenant que je connais mieux le caractère de mes matous, j'ai pu deviner qui était leurs ancêtres:Biscuit, son grand père était un chat-Barbapapa; quand à Plume, c'était un chat-pirate, fourbe mais un peu sympa quand même.

Leurs grand-mères ? Je ne sais pas encore, l'avenir nous le dira.  Biscuit

3 commentaires - aucun rétrolien

Tim.

RobertJe vous présente Tim; Tim, c' est mon nain de jardin apprivoisé. Je l'ai adopté il y a de cela de nombreuses années, sauvé d'un bazar sordide en Haute-Savoie; j'ai même dû payer une rançon pour le libérer.

Tim fait preuve d'une reconnaissance éternelle à mon égard; il fait le guet avec ses petites jumelles, et n'hésite pas à donner l'alerte en cas d'intrusion ou de danger imminent; il ne se venge pas des chatons qui lui piquent ses jolies marguerites, et ont mangé leurs feuilles jadis luxuriantes. Bref, Tim est un Nain de Jardin exemplaire, comme nous en rêvons tous.

Tous ? Non. Car Tim a un ennemi juré: l'être que je chéris et que j'adore; mon amoureux est méchant avec lui. D'abord, il l'appelle Robert alors que c'est même pas son nom; et surtout, il le harcèle moralement dès qu'il en a l'occasion en le menaçant d'être exclu de la maison. Bon , il lui a bien remis les marguerites en place à deux ou trois reprises, mais je soupçonne qu'il en profitait pour le pincer ou lui murmurer quelque perfidie. Mon cher et tendre me refuse l'achat d'un paillasson magnifique à l'effigie de Tim en me disant "pas de ça devant chez moi", vous rendez-vous compte ?

Le drame est que le pauvre Tim ne peut pas se défendre: d'une, il est pacifiste, et de deux, il n'est même pas armé: contrairement à certains de ces congénères prévoyants, il n' a pas choisi une fourche, lorsqu'on lui a demandé de choisir son objet fétiche lors de la cérémonie d'intronisation de Nains de Jardin; il a préféré un paire de jumelles bucoliques et une petite besace pour y mettre son quatre-heures, l'adorable naïf...

Mais rassurez-vous, je défends mon ami becs et ongles dehors: Après tout, il est entré dans ma vie bien avant mon amoureux, il a donc acquis le statut de Relique-Sacrée-Domestique, autant dire qu'il est intouchable, et que rien ne pourrait nuire à son bien être.

Ouf , nous voilà rassurés !!

2 commentaires - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://mon-monde-a-moi.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Réflexions et pensées diverses