Jeudi 31 Mai 2007
Salome à Pleyel
Par mashenka, Jeudi 31 Mai 2007 à 12:42 GMT+2 dans Pestacles et concerts
Bon, je vais encore passer pour une méchante vipère, mais tant pis, allons-y:
Je suis loin de connaître par coeur toute la musique classique (heureusement ;), et je découvrais avant hier soir donc, cet opéra de Richard Strauss.
La musique et le texte (d'Oscar Wilde) sont magnifiques, pas un seul instant d'ennui, de magnifique ambiances sonores, bien maîtrisées par l'Orchestre Philarmonique de Strasbourg, lui même dirigé correctement par Marc Albrecht.
On a entendu de très bons ténors (ce qui est bien rare): Chris Meritt, tennait le rôle d'Hérodiade superbement, et dans le rôle de Narraboth, j'aurais aimé entendre plus longtemps Wookyung Kim, qui a une voix et une technique magnifiques.
Les rôles mineurs étaient bien choisis, et bien interprêtés.
Mais alors, me direz-vous, tout va bien ?
Non, non, et re-non !!! Figurez vous que Janice Baird, qui interprétait le rôle titre m'a beaucoup contrariée.
Non, la fille idiote, à moitié nue, qui passe son temps à jouer avec son étole (on voit mes seins= séduisante / on voit plus mes seins= triste, dramatique), en interprétant le rôle au premier degré (ce qui donne un truc digne des feux de l'amour), synchrone avec les surtitres en plus (ça fait fille du journal tv pour les sourds)... tout ça avec un vibrato au 1/2 ton, et en chantant même pas juste, je dis qu'il faut que ça cesse.
Quand à Hérodiade (Anja Silja), je ne sais pas ce qu'il faut en penser: sa voix est assez proche de celle de sa "fille dramatique", tout aussi criarde, mais cela colle avec son rôle, que je trouvais au demeurant plutôt bien interprêté.
Et comme Janice Baird remplaçait Nina Stemme, dont je ne connais pas le timbre, la relation entre les voix prévue initialement était peut être très bien pensée.
En résumé, je suis préssée de découvrir un bon enregistrement de Salome, dont j'ai adoré la partition, et je suis ravie d'avoir découvert les deux ténors susnommés; j'ai quand même eu souvent envie de partir (et mon amoureux aussi), car la soprano a de loooongues parties de solo, qui étaient parfois franchement pénibles.
Le public a applaudi à tout rompre la dernière note à peine jouée, j'en ai donc déduit qui'il avait adoré...... ;)
C'est fini, la maison dans la montagne; on l'avait depuis 1992 (donc, le siècle dernier ;), et là, ben il faut la rendre, le propriétaire veut la récupérer, cette bicoque où j'ai vécu plein , plein de choses, rencontré de vrais amis, fait des tas de ballades, de ski, de baignades, de bêtises d'ado... Enfin, je ne suis pas là pour m'épancher, mais pour vous raconter une histoire: l'histoire de la malle de Maman.
Bon, je crois que c'est reparti !! Après une petite déconvenue idiote, de (beaucoup trop) petites vacances, et un retour pas vraiment dans la joie, je crois que là, ça-y-est, ça va rouler !!!
Voilà, je pars demain à la montagne, jusquà lundi. Je suis si épuisée, ces petites vacances vont me faire le plus grand bien, et me permettre de réattaquer les concours et les examens avec un moral d'acier, malgré une récente déconvenue.
Y'a des jours comme ça: comme tous les matins, j'ai eu du mal à me lever (à y réfléchir, non: j'ai eu PLUS de mal à me lever encore !!), je me suis préparée en pilotage automatique, et, sur le point de partir, comme tous les matins en voulant fermer le verrou du haut... je me suis fait avoir.
Hier, alors que je m'apprêtais à rentrer dans ma maison, mon amoureux m'appelle et me dit que d'après l'un de ses amis fin musicien, l'opéra de Hendel qui se joue au Palais Garnier vaut le détour, et que l'on pourrait essayer d'avoir des places de dernière-minute-réduction-étudiant, c'est à dire, comme au Châtelet, des places à 25 euros (au lieu de 130 ce soir là), très bien placé.
Après avoir fait mon devoir de citoyenne dimanche dernier, et me doutant qu'il allait certainement me falloir une consolation solide dans la soirée, je décidai d'aller errer sur cette avenue, que j'ai fréquenté assidûment à différentes périodes de ma vie, et pour diverses raisons: collégienne, parce que l'endroit où j'allais chanter l'après-midi (ah, la joie des horaires aménagés du collège au bac... je vous en reparlerai) était à côté; puis ado parce qu'avec mes copines, on allait tous les week end faire les boutiques sans argent et essayer des centaines de vernis à ongles plus fous les uns que les autres devant les méchants vigiles de chez Séphora.Maintenant j'y vais moins, on ne peut pas dire que c'est l'un des endroits les plus agréables de la capitale, tout de même... Mais en ce dimanche bizarre, c'est là que j'ai échoué.
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En voilà deux qui n'ont pas de souci à se faire. Je m'étais juré de ne pas parler politique sur mon blog, mais je ne peux pas m'empêcher de dire que je suis dégoûtée, voilà, c'est tout, on passe à autre chose, pas de grand discours, pas de discussions interminables et stériles.
Je vous présente Tim; Tim, c' est mon nain de jardin apprivoisé. Je l'ai adopté il y a de cela de nombreuses années, sauvé d'un bazar sordide en Haute-Savoie; j'ai même dû payer une rançon pour le libérer.





