Mashenka

Au fait

John Tenniel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai complètement oublié de vous dire qu'on donne un concert à Lille, vendredi à 21h à l'Eglise Saint Michel.

Je ne sais pas si certains d'entre vous se trouvent ans le coin, mais si c'est le cas, n'hésitez pas à venir, ce sera un beau concert ! 

4 commentaires - aucun rétrolien

Une jolie soirée.

Edmond Dulac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 D'abord le concert, qui s'est déroulé de façon agréable, un public attentionné, puis tous ces applaudissements qui réchaufferaient un coeur  (choeur?) de glace.

Puis à la sortie, la surprise de trouver beaucoup de visages connus, des fidèles, d'autres moins mains néanmoins ravis, des nouveaux (il faudra qu'on se recroise, Sorcière Camomille), une grande joie de voir tout ce monde réuni autour de la musique, et heureux d'être là, tout simplement; encore une fois beaucoup de chaleur, de baisers, d'étreintes, d'explications, de projets, de sourires, de retrouvailles... 

Merci à tous d'être venus, j'ai été heureuse de voir ou apercevoir chacun d'entre-vous, c'est agréable de se sentir soutenu et apprécié durant cette longue quête qu'est l'apprentissage de ce métier de fous furieux de l'émotion exacerbée.

Merci aussi au parvis de la grande cathédrale, qui pour la première fois ce soir n'était pas venteux, hostile et glacé, et nous a permis de nous éterniser un peu. 

6 commentaires - aucun rétrolien

Ma jolie soirée.

Piano Pleyel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce soir je n'ai pa regardé le match: j'ai eu la chance d'avoir deux invitations pour aller salle Pleyel, pour écouter jouer François-René Duchâble: c'était superbe, magnifique, un grand concert: un immense musicien,  du Chopin, du Liszt, du Schumann, du Beethoven...

Un bon comédien, (Alain Carré), récitant des extraits des correspondances de Berlioz, que j'ai maintenant très envie de lire;

Deux "bis" magnifiques (dont un avec  le pianiste Yves Henri).

Puis le plaisir d'assister à ce joli moment avec ma maman.

Le concert était gratuit, ce qui ne gâche rien: je trouve que Duchâble est un grand bonhomme: je l'ai vu jouer plusieurs fois (dont un bon nombre de fois dans la montagne), et sans jamais payer, parce qu'il aime la musique, et qu'il aime par dessus tout la faire partager, se trimballer avec son piano dans de petits bleds montagnards et jouer sur la place du village par un après midi d'été, ça lui plaît, parce qu'il aime la nature, les vrais gens, l'humanité...

Une belle personne, vraiment; et si vous avez l'occasion de l'écouter en concert, ou même en disque, ne vous en privez pas, ce sera sûrement une partie de plaisir :). 

4 commentaires - aucun rétrolien

"Sombrero " à Chaillot

Un bonheur, un superbe spectacle, du très bon Decouflé.

J'ai eu la chance de voir à peu près tous ces spectacles (que j'ai vraiment aimés), et j'avoue que le dernier en date, "Iris",  m'avait pas mal déçue, en plus, la présence de Claire Diterzi comme "bande-son" était insupportable, si j'avais eu une arme quelconque sur moi ce soir là, j'aurais tenté de l'exterminer.

Mais là, rien de cela, du pur bonheur, des nouveautés, de magnifiques danseurs, une musique très bien (allez, j'avoue, quand les danseuses chantent "trust in me "version Susheela Raman, j'aurais préféré que ce soit mieux ;), de belles images, de très beaux mouvements.

Les textes de Claude Ponti sont superbes. Et voir Christophe Salengro en maillot de bain doré, faisant du ski nautique est un grand moment.

Vraiment, un beau spectacle, de grands artistes, un grand moment de plaisir.

Ah, et j'ai essayé la "d-boîte" aussi, avec mon amoureux, c'est supr, rigolo et tout; je vais voir de ce pas si notre séquence est diffusée sur le site, comme annoncé...

aucun commentaire - aucun rétrolien

Salome à Pleyel

Bon, je vais encore passer pour une méchante vipère, mais tant pis, allons-y:

Je suis loin de connaître par coeur toute la musique classique (heureusement ;), et je découvrais avant hier soir donc, cet opéra de Richard Strauss.

La musique et le texte (d'Oscar Wilde) sont magnifiques, pas un seul instant d'ennui, de magnifique ambiances sonores, bien maîtrisées par l'Orchestre Philarmonique de Strasbourg,  lui même dirigé correctement par Marc Albrecht.

On a entendu de très bons ténors (ce qui est bien rare): Chris Meritt, tennait le rôle d'Hérodiade superbement, et dans le rôle de Narraboth, j'aurais aimé entendre plus longtemps Wookyung Kim, qui a une voix et une technique magnifiques.

Les rôles mineurs étaient bien choisis, et bien interprêtés.

Mais alors, me direz-vous, tout va bien ?

Non, non, et re-non !!! Figurez vous que Janice Baird, qui interprétait le rôle titre m'a beaucoup contrariée.

Non, la fille idiote, à moitié nue, qui passe son temps à jouer avec son étole (on voit mes seins= séduisante / on voit plus mes seins= triste, dramatique), en interprétant le rôle au premier degré (ce qui donne un truc digne des feux de l'amour), synchrone avec les surtitres en plus (ça fait fille du journal tv pour les sourds)... tout ça avec un vibrato au 1/2 ton, et en chantant même pas juste, je dis qu'il faut que ça cesse.

Quand à Hérodiade (Anja Silja), je ne sais pas ce qu'il faut en penser: sa voix est assez proche de celle de sa "fille dramatique", tout aussi criarde, mais cela colle avec son rôle, que je trouvais au demeurant plutôt bien interprêté.

Et comme Janice Baird remplaçait Nina Stemme, dont je ne connais pas le timbre, la relation entre les voix prévue initialement était peut être très bien pensée.

En résumé, je suis préssée de découvrir un bon enregistrement de Salome, dont j'ai adoré la partition, et je suis ravie d'avoir découvert les deux ténors susnommés; j'ai quand même eu souvent envie de partir (et mon amoureux aussi), car la soprano a de loooongues parties de solo, qui étaient parfois franchement pénibles.

Le public a applaudi à tout rompre la dernière note à peine jouée, j'en ai donc déduit qui'il avait adoré...... ;)

aucun commentaire - aucun rétrolien

L'allegro, il penseroso ed il moderato

HaendelHier, alors que je m'apprêtais à rentrer dans ma maison, mon amoureux m'appelle et me dit que d'après  l'un de ses amis fin musicien, l'opéra de Hendel qui se joue au Palais Garnier vaut le détour, et que l'on pourrait essayer d'avoir des places de dernière-minute-réduction-étudiant, c'est à dire, comme au Châtelet, des places à 25 euros (au lieu de 130 ce soir là), très bien placé.

La musique était magnifique, parfaite: je n'ai rien à critiquer (et croyez-moi, c'est rare), les solistes, tous des merveilles de technique et de musicalité, d'expression, et de compréhension du texte; William Christie, au top de sa forme, tout à fait dans son élément, en finesse et en modernité; l'orchestre des Arts Florissants, un bonheur: de magnifiques cuivres, qui jouent juste (très difficile avec les instruments "naturels" de l'époque), un très beau (et sûrement fastidieux) travail; quand au choeur des Arts Florissants, superbe lui aussi, composé de très jolies voix, de gens très musiciens, à l'écoute de autres chanteurs... Bref, une musique par-fai-te.

Quand à la chorégraphie de Robyn Orlin, interprétée par les étoiles et le corps de ballet de l'opéra de Paris, hum, comment dire, comment vous faire comprendre ce massacre sans passer pour une vieille chouette qui ne souhaite voir que des spectacles gentillets en costume d'époque ?

D'abord, c'est très inspiré de beaucoup de choses déjà faites: le fond bleu pour images de synthèse a déjà été fait, pour un opéra dans lequel chantait Bartoli, mais dont j'ai oublié le nom; le principe de l'écran qui prend la partie supérieure de la scène, et qui montre des images réagissant au texte, ainsi qu'à la chorégraphie qui se passe en dessous a déjà été fait, et mille fois mieux par Peter Sellars (et sûrement par d'autres aussi), notamment dans "El Nino" de John Adams, qui d'ailleurs faisait aussi intervenir des danseurs.

Quand au début, aux ballades des doigts sur les corps filmés par l'un des danseurs , d'abord en coulisses, pui devant le public sur scène, je crois que l'on peut appeler ça du pur Decouflé.

Les costumes et les idées ne sont pas foncièrement moches, mais ça ne colle pas du tout avec cet opéra: à lire les critiques, il s'agit d'un accord parfait, et d'un travail chorégraphique génial, je ne trouve pas du tout: pour moi, c'est écouter de la musique magnifique en regardant des cafards jouer dans un évier: c'est marrant 5 minutes, mais ça ne tient pas du tout la durée.

 Ces gens passent leur temps à s'habiller et se deshabiller sur scène , avec des chiffons colorés, parfois en se traînant par terre, ce qui rend l'exercice plus difficile, ou en se mettant en tas les uns sur les autres. j'ai eu vraiment du mal à réprimer mon fou rire, quand j'ai vu le danseur étoile déguisé en grande folle scotcher au gaffer rouge les jambes de la soprano en train de chanter un air magnifique: le tableau était si ridicule, quel gâchis !!

Bon, c'est pas si grave, hein, c'est juste idiot d'aller voir un opéra, et de passer son temps à fermer les yeux pour mieux apprécier la musique...

Ah, une dernière chose, que j'ai trouvée super pour finir: le choeur déguisé en "public" et disséminé dans les premiers rangs: superbe: étant au 3ème rang, je me trouvais derrière un baryton, et à côté d'une soprano, pas loin de deux bons ténors  (allez, j'aurais aimé un ou une alto dans les parages, mais ce n'est pas grave) et c'est une sensation superbe, même si j'ai l'habitude de chanter en choeur, cela n'a rien à voir, c'est reposant et plaisant...

2 commentaires - aucun rétrolien

Une bien morne Passion

 

J'ai assisté hier soir à une représentation de La Passion selon Saint Jean de Bach au théâtre du Châtelet; dirigé par Emmanuelle Haïm, et mis en scène par Robert Wilson, avec de grands solistes, dont Andreas Scholl, grans contre-ténor dont mon fiancé est fan n°1.

Amère déception. Tout d'abord, la mise en scène est atroce, et je pèse mes mots: les chanteurs prennent des poses grotesques, figées pendant 1/4 d'heure, pendant qu'une pétasse anorexique se ballade sans but sur scène pendant tout le spectacle (j'ai appris après qu'il s'agit d'une vieille star de la danse qui a aussi chorégraphié le spectacle, ah ben bravo !!).

Quand aux musiciens, le défi est difficilement relevé: l'orchestre et le choeur, passe encore, mais les chanteurs... La plupart chantaient faux, souvent complètement à côté du style, les interprétations étaient toutes au premier degré; au lieu de m'énerver sur mon siège j'essaiyais de réfléchir aux raisons pour lesquelles ces gens se retrouvaient sur cette scène si prestigieuse alors qu'en ce moment des bon chanteurs fiables, il y en a pléthore.

Seul andreas Scholl a trouvé grâce à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles), bien qu'on l'entende mal, et que la qualité de son interprétation soit en dessous de celle de ses diques (souvents frôlant la perfection).Les chanteurs interprétant respectivement les rôles de Jésus et Pilate avaient aussi de belles voix et de bons moments de musique.

Non, vraiment ce n'est pas un beau spectacle, et c'est bien triste considérant les promesses que donne une telle affiche. L'avantage est que ma place ne m'a coûté "que" 20 euros, et que j'étais bien placée (à l'orchestre); ce sont les places "dernière minute étudiants", elles valent vraiment le coup, et je n'hésiterai pas à en reprendre pour voir d'autres spectacles, de meilleure qualité, j'éspère...

Je comprends que ce que j'ai écrit là soit du chinois pour certains d'entre-vous, n'hésitez pas à me poser vos questions, j'y répondrai avec grand plaisir, je voudrais que la musique classique soit plus accessible. Et vous, vous écoutez plutôt quoi ?

2 commentaires - aucun rétrolien

Créer un blog sur MaBulle. | C.G.U. - Copyright | Signaler un abusContacter l'auteurVisiter le blog parrain http://mon-monde-a-moi.mabulle.comVoir des blogs de la thématique: Réflexions et pensées diverses